-SUJETS-

Mais qui donc aime l'enfant placé ?

L’enfant se trouve « placé » dans une famille d’accueil suite à des défaillances parentales graves qui produisent des effractions dans le psychisme de l’enfant. Ces effractions fragilisent le rapport à la Loi, aux interdits et laissent le champ pulsionnel se débrider sans limite. Le placement familial aura la charge d’aider l’enfant à subjectiver ces traumatismes objectifs en particulier au moment des « crises » ou des comportements à risque, insupportables ou invalidants.

La substitution des fonctions parentales, aux fonctions paternelles, indique la prévalence des rôles parentaux en particulier, le rôle maternel, essentiellement réel, éducatif, protecteur, prend le pas sur la fonction paternelle, essentiellement symbolique.
La société enterre ainsi une fonction qui pourtant opère nécessairement, en tant qu’elle inscrit la Loi, l’interdit et la limite dans le psychisme de l’enfant. Pourquoi l’enfant placé serait-il particulièrement fragilisé, au lieu de l’inscription de la Loi symbolique qu’un père réel à la charge de faire fonctionner ?

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Mais qui donc aime l'enfant placé ?

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DATE

2006-10-01

CREATOR

Arlette Pellé

CONTRIBUTOR

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TYPE

Journal Article

Revue Dialogue 167 sur Cairn info

FORMAT

LANGUAGE

fr

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